IN ANIMO E. H.INTRODUCTIONLE CERVEAUUNE CITATIONIN 1/IN 2/IN 3/IN 4/IN 5/IN 6/BRUIT/OUT/


La première expérience "Saisine", intitulée Réécriture et dérangement a eu lieu en 2006/2007 sur une proposition de Sébastien Montero (S.M.). Je proposai la seconde, Parkisland, l'année suivante. Vous vous trouvez actuellement à l'intérieur de la troisième, "IN ANIMO EH". 

La première Saisine proposait un espace — la librairie de L'atelier (2bis rue Jourdain, dans le 19ème arrondissement de Paris) — et un point de départ : "trouver une place à travers les livres et les rayonnages pour notre réflexion sur un rapport au livre*". L'espace de la librairie étant structuré comme une petite galerie ou un mini musée boutique dans lequel les expositions s'enrayonneraient au lieu de se succéder, l'affaire avait plutôt très bien marché, puis trouvé des ramifications assez inattendues (à mes yeux en tout cas : je veux parler du rebondissement redoublement Saisine 2.) 

La deuxième Saisine — Parkisland — usure ou je ne sais quoi, a suscité des participations beaucoup moins nombreuses, mais qui m'ont semblé plus développées (je ne parle pas ici de qualité mais de mouvements plus ou moins amples), dont certaines continuent de se déployer, tandis que d'autres sont encore à venir. Il s'agissait cette fois de saisir un lieu, le Parc des Buttes-Chaumont, d'une manière suffisament discrète ou furtive — sans aller jusqu'à l'invisibilité que personne n'a tenté — pour que l'intervention puisse durer plus de quelques minutes (le temps que mettent les gardiens à repérer un événement inhabituel.) Les interventions n'étant liées ni à un calendrier, ni au respect de l'hospitalité, Parkisland offrait un espace assez libre et lâche, immense, finalement à peine moins lié à la pratique artistique qu'une librairie. 

Que faire après Parkisland, la question était latente depuis le début de l'été 2008. Mes questionnements sur la manière d'envisager notre travail, la production, l'objet, etc. ont abouti à l'idée d'un lieu gris, humide et mou : un cerveau, le super-lieu qui contient tous les autres. Le cerveau d'une personne qui deviendrait à travers cette expérience le lieu où serait produit le travail de chacun des intervenants. 

L'idée n'étant pas que le cerveau de cette personne enregistre un certain nombre de travaux comme cela se passerait lors de la visite plus ou moins attentive d'une exposition, mais plutôt qu'un travail soit défini par ce qui prendra place dans le dit cerveau — ce cerveau étant son unique résidence, et sa seule justification. En résumé, le cerveau d'Emilie Hermant (désignée par ses initiales, E.H.) puisque c'est d'elle qu'il s'agit, se comportera — il me semble — davantage comme un atelier vivant, là où les choses se fabriquent, se livrent (et se détruisent) que comme un musée (vivant).

DESCRIPTION DU DISPOSITIF
Ce site est conçu pour rassembler à peu près la totalité de l'expérience, scindée en deux parties principales : in/out.

IN. Dans la section "in", chaque artiste témoigne de son intervention. Les six entrées se distribuent comme suit :
IN 1 : Sébastien Montéro
IN 2 : Vincent Bergerat
IN 3 : Vincent Chhim
IN 4 : Albane Duplessix
IN 5 : Stéphanie Soudrain
IN 6 : Alexandra Compain-Tissier

OUT. La section "out" est la "sortie" dans laquelle Emilie Hermant tient le cahier de bord de l'expérience.
BRUIT. C'est là que certaines conversations se mélangent et que leurs précisions s'embrument.

Vincent Bergerat Oct. 2008.

* Sébastien Montéro